Communiqué de presse du 21 septembre 2005
par Etienne Feller
4 ans après, tout reste à faire !
Il y a 4 ans, la terrible explosion dans l’usine d’engrais AZF ravageait une zone d’activité et des quartiers de Toulouse provoquant une trentaine de morts et des milliers de blessés et traumatisés.
Les dégâts matériels ont atteint plusieurs milliards d’euros. En un éclair plusieurs années de la richesse produite par le pôle chimique toulousain disparaissaient.
Aujourd’hui, les explications complètes de cette catastrophe ne sont pas disponibles. Cela reste très préoccupant, d’autant que les victimes attendent toujours leur indemnisation. Un rapport parlementaire d’enquête a cependant été réalisé et des dizaines de préconisations formulées. Une loi, dite Bachelot, a été promulguée en juillet 2003 et les décrets d’application sortent au compte goutte.
Il reste donc tout à faire pour optimiser la sécurité de milliers de sites industriels, pour protéger les riverains mais aussi les travailleurs concernés des conséquences d’un accident industriel majeur ou encore d’une catastrophe naturelle.
Les syndicalistes avec les salariés ont toute leur place à prendre dans ces processus pour optimiser la prévention, pour développer l’information et la concertation et pour élaborer les meilleurs décisions dans l’intérêt de la santé, de l’environnement et aussi de l’emploi.
La CFDT compte bien dynamiser l’action de ses élus dans les CE et CHSCT, mais aussi dans les futures Commissions locales d’information et de concertation autour des sites à risques. Il reste aussi à construire des centaines de Plans de prévention des risques technologiques.
Par respect pour les victimes, agissons sans tarder
Déclaration de Rémi Jouan, secrétaire national © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 21 septembre 2005)