Liberation par Michel HENRY le mardi 11 octobre 2005
par Etienne Feller
En consignant par écrit son plan de reprise (figé à 38 % pour Butler, 28 % pour Connex-Veolia, 25 % pour l’Etat et 9 % pour les salariés), le gouvernement a confirmé hier certaines craintes des syndicats.
Extraits du document.
Engagement de l’Etat provisoire. « Un horizon de quatre à cinq ans apparaît [...] comme un minimum raisonnable. » Les 25 % de l’Etat forment donc une solution de transition, avant une privatisation à 100 %.
400 suppressions de postes. « Sans licenciements. » Mais avec des « possibilités de reclassement dans les groupes des partenaires, notamment Connex-Veolia [...] tant en Paca qu’en Corse ».
L’Etat préside le conseil de surveillance. C’est la nouveauté annoncée hier par Breton. Et ce « jusqu’au résultat de l’appel d’offres pour la délégation de service public (DSP) de desserte de la Corse ». Cet appel d’offres, prévu en 2006, est crucial : la DSP rapporte chaque année 60 à 70 millions d’euros de subvention à la SNCM, un tiers de son chiffre d’affaires.
Et si la SNCM ne gagne pas la DSP ? « Une clause résolutoire de la cession est prévue. » En gros, « les repreneurs se cassent », résume la CGT. Dans ce cas, de nouvelles coupes dans les effectifs sont prévues.
Entrée des repreneurs différée. En raison de la DSP et des étapes juridiques, « le plus probable est que l’entrée effective des nouveaux partenaires au capital n’intervienne qu’après la publication du cahier des charges de la DSP ». Pas avant l’an prochain.