le CHSCT dresse un constat accablant dans un rapport dont l’AFP a eu une copie le 14.10.05
par Etienne Feller
Le comité hygiène et sécurité (CHSCT) de l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud Villejuif (Val-de-Marne) a réclamé la "réfection en urgence" d’un pavillon de l’établissement, dont il dénonce "l’état d’insalubrité important", a-t-on appris vendredi de source syndicale.
A l’issue d’une visite effectuée le 6 octobre au pavillon 7A, le CHSCT dresse un constat accablant dans un rapport dont l’AFP a eu une copie : "dès l’entrée une odeur nauséabonde (...) se dégage" ; "la chambre 3208 ne devrait plus accueillir de patients", note le comité qui dénonce "moisissure et décomposition de la porte, des murs et du carrelage", "lit du patient posé à même le sol".
Dans la pharmacie/salle de soins, la "peinture du plafond est écaillée alors que les médicaments sont toujours préparés juste en dessous" et qu’il y a des "moisissures sur le plan de travail".
Le CHSCT note "la présence de fils électriques non protégés dans la totalité du pavillon", des "murs humides (pourriture)"...
"Cette situation intolérable ne peut plus perdurer", affirme le comité "qui exige expressément la fermeture de la chambre 3208 et la réfection en urgence de l’ensemble du pavillon", qui accueille des patients venant de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Par ailleurs, le directeur Eric Graindorge de Paul Guiraud Villejuif est opposé aux syndicats sur un projet de sanction à l’encontre de cinq infirmiers psychiatriques après une brève évasion d’un malade détenu. Quelque 300 manifestants, soutenus notamment par le PCF et par la LCR, ont demandé sa mutation, le 25 septembre dans cet hôpital.