A propos de l'auteur

Accueil du site || Actualités || Accidents du travail || "faute inexcusable" de La Samaritaine après la mort d’un salarié
La Cour d’appel de Versailles a reconnu la "faute inexcusable de la société (SA) La Samaritaine" dans le décès d’un de ses salariés exposé à son travail pendant plus de 10 ans à l’amiante, malgré les injonctions du CHSCT et de l’inspection du travail.

Dans un arrêt, rendu le 7 juin 2005 et dont l’AFP a obtenu copie mercredi, la Cour relève qu’il "est établi" que le salarié, décédé le 30 juin 1999 à l’âge de 56 ans, "a été exposé à l’amiante (dès) 1988" alors qu’il travaillait en qualité de caissier au sous-sol de l’immeuble du Pont Neuf de La Samaritaine".

Selon les magistrats de la 5e chambre, "la présence de calorifugeages floqués d’amiante à certains endroits n’était pas discutée par son employeur" : le CHSCT et l’inspection du travail avaient sommé celui-ci dès 1981 de remédier à cette situation à hauts risques.

Dès cette date, La Samaritaine aurait "dû avoir conscience du danger à l’exposition des salariés à des plaques fibrociment, des calorifugeages et des flocages contenant de l’amiante, détériorés", relève la Cour d’appel.

Or - notent les magistrats versaillais - "elle n’a pas pour autant procédé à un diagnostic systématique mais à des diagnostics partiels successifs qui l’ont conduite à ne faire enlever que progressivement, en 1980 des flocages, en 1998 certains calorifugeages puis seulement en 2001 les plaques de fibrociment contenant de l’amiante et situées à proximité du travail de Michel

En conclusion la cour d’appel affirme que "la maladie dont Michel A. est décédé est due à la faute inexcusable de son employeur la société Samaritaine" et condamne celle-ci à payer respectivement "30.000 et 15.000 euros" à la veuve et à la fille du salarié pour "préjudice moral".

Le magasin du Pont Neuf a été fermé le 15 juin 2005 pour une période de six ans en vue de travaux anti-incendie, après une mise en demeure de la commission de sécurité de la préfecture de police qui en janvier 2005 avait décelé "11 anomalies graves".

La Samaritaine, dont l’immeuble de style Art déco a été construit à partir de 1905, compte 1.350 employés dont environ 600 démonstrateurs.

Le groupe LVMH l’avait repris en 2001 et réorienté vers une clientèle plus haut de gamme et "branchée", par une politique de marques.

Répondre à cet article

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)