par Etienne Feller
Parce qu’il n’avait pas de papier et travaillait au noir, son patron, plutôt que de l’emmener à l’hôpital, a choisi de le laisser, agonisant, sur un trottoir dans une commune voisine. Retrouvé sans vie, il a pu être identifié grâce à sa compagne qui avait signalé sa disparition.
Le corps d’un homme grièvement blessé est retrouvé sur le trottoir d’une rue de Saint Gratien dans le Val d’Oise. Il n’a pas de papier, il porte une tenue de peintre, il présente une grave blessure à la tête. Il est alors transporté à l’hôpital où il décède le lendemain.L’affaire est alors confiée à la police judiciaire de Versailles. Les enquêteurs s’aperçoivent très vite que la disparition d’un homme a été signalée récemment dans une commune voisine. Même profil que la victime. Il s’agit d’un Egyptien de 43 ans. Sa compagne raconte qu’il travaille comme peintre dans une entreprise en bâtiment de Saint Gratien. Le patron est convoqué. Il tient des propos confus puis finit par avouer. Son salarié est tombé sur un chantier à Saint Maur, à l’autre bout de la région parisienne et il travaillait sans être déclaré. Au moment de l’accident, l’homme est inanimé mais toujours en vie après une chute sur un chantier à Saint-Maur-des Fossés. L’entrepreneur panique et ne sait que faire. Faut-il l’emmener à l’hôpital au risque d’être découvert ? L’entrepreneur décide avec deux de ses employés de transporter l’ouvrier dans la camionnette jusqu’à Saint Gratien à 33 kilomètres de là. Là-bas, ils le laissent agonisant sur un trottoir. Les trois hommes ont été mis en examen et incarcérés.