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Accueil du site || Actualités || Revue de presse || Des Polonais payés quatre euros de l’heure à Marseille
Les ouvriers polonais étaient recrutés via une société "au montage compliqué pour éviter qu’on s’intéresse à elle".

Cinq personnes ont été mises en examen, la semaine dernière, à Marseille pour avoir employé, depuis le début de l’année, une trentaine d’ouvriers polonais payés 4 euros de l’heure sur des chantiers de construction dans la cité phocéenne. Révélée samedi 3 décembre par le quotidien La Provence, la procédure a été confirmée auprès du parquet de Marseille.

Ces Polonais étaient apparemment employés par une société basée à Marseille, mais de droit britannique. L’un des deux cogérants a été placé sous mandat de dépôt vendredi. L’autre cogérant et trois de leurs proches ont été placés sous contrôle judiciaire. Selon une source auprès du parquet, citée par l’Agence France-Presse, tous sont poursuivis pour "travail dissimulé, abus de biens sociaux et conditions d’hébergement incompatible avec la dignité humaine". Les ouvriers polonais étaient recrutés via une société "au montage compliqué pour éviter qu’on s’intéresse à elle". Leurs salaires nettement en dessous du smic permettaient à la société de passer"des marchés 30 % en dessous des tarifs habituellement pratiqués". Selon La Provence, les ouvriers étaient en outre logés dans des conditions rudimentaires sur les chantiers. L’élargissement de l’Union aux pays d’Europe centrale et de l’Est, en mai 2004, a été accompagné d’une clause transitoire de sept ans pendant laquelle les anciens pays membres peuvent s’opposer à la libre circulation de la main-d’oeuvre de ces pays. La Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suède ont décidé de ne pas l’appliquer, suscitant des conflits sur les conditions d’emploi.

En Suède, les syndicats se sont opposés à un chantier réalisé par une société lettone employant des ouvriers aux conditions sociales lettones. Un conflit est en cours en Irlande où la compagnie Irish Ferries veut remplacer les équipages de sa flotte par des marins de l’Est payés nettement en dessous des tarifs irlandais.

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