Dans le cadre des Programmes Départementaux d’Insertion des Travailleurs Handicapés, chaque département d’Ile-de-France est doté d’un AXE MAINTIEN DANS L’EMPLOI dont la finalité est : EN COLLABORATION AVEC LE MEDECIN DU TRAVAIL, EVITER LE LICENCIEMENT POUR INAPTITUDE MEDICALE.
AU BENEFICE DE :
des salariés de droit privé bénéficiaires ou non de la Loi du 11 février 2005 et dont l’emploi est menacé du fait de leur état de santé.
et des entreprises du secteur privé, quel que soit leur effectif, assujetties ou non à la Loi de 2005.
COMMENT PAR UN APPUI GRATUIT, qui se décline en fonction de la demande :
INFORMATION sur les procédures d’aptitude ou d’inaptitude, les outils et mesures mobilisables pour un maintien dans l’emploi…
ACCOMPAGNEMENT dans le cadre de l’analyse de la situation d’un salarié en complément de l’action du médecin du travail
APPUI TECHNIQUE pour faciliter la mise en place de démarches adaptées (accompagnement, action sur le poste de travail, bilan, formation) et pour constituer des dossiers (A.GE.F.I.P.H, CDAPH (ex C.O.T.O.R.E.P.)…
Mise en relais vers des partenaires spécialisés (ergonomes, centres de bilans…)…
vous trouverez les coordonnées de ces axes maintien sur le sites : www.handipole.org ou wwww.agefiph.asso.fr
Les axes de maintien dans l’emploi sont notamment à la disposition des CHSCT pour relayer l’information et les sensibiliser au maintien dans l’emploi des salariés en risque d’inaptitude.
La cour de cassation a décidé dans un arret du 17 mai 2006 qu’il était possible de recevoir des indemnités de licenciement lorsque le licenciement était la cause d’une inaptitude consécutive d’une maladie professionnelle reconnue comme faute inexcusable imputable à l’employeur.
Il semble que ce soit la première fois qu’un tel arret soit rendu
Arrêt n° 1233 du 17 mai 2006 Cour de cassation
lien www.liaisons-sociales.com/PDF/complement_1533_Arr-cass-n1233-17-mai-2006.pdf
Je serais intéressé par de plus amples renseignements (origine de l’affaire, contexte...), si vous en avez, n’hésitez pas à me les faire parvenir.
cordialement
L.taillebois www.ergoval.com
MERIGNAC, Gironde (AP) lundi 15 mai 2006
Les salariés de la Sogerma bloquent, depuis environ 11h30 ce lundi matin, les pistes de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, a-t-on constaté sur place.
Les salariés protestent contre la fermeture de leur usine de maintenance aéronautique qui emploie près de 1.100 personnes. Cette fermeture a été annoncée vendredi, sans précision de calendrier, par le conseil d’administration européen d’EADS réuni à Amsterdam (Pays-Bas).
Dans un communiqué, FO Métaux "condamne fermement cette décision catastrophique qui (...) prive notre pays d’une activité de maintenance aéronautique qui a toute sa place dans l’activité aéronautique française". Le syndicat promet de poursuivre "ses actions à tous les niveaux".
Le conseil d’administration d’EADS a annoncé vendredi qu’il devrait arrêter les activités de la Sogerma qui emploie environ 1.100 salariés à Mérignac. Selon le groupe, cette filiale a connu en 2005 des pertes de 237 millions d’euros et présente un endettement de 339 millions d’euros. AP
PARIS (Reuters) -25 avril 2006 - 22:14
Le gouvernement entend "interdire les stages en dehors du cursus scolaire", annoncent Gérard Larcher et François Goulard dans une interview aux Echos, à paraître mercredi.
Ce dispositif s’inscrira dans le plan d’encadrement des stages qui sera présenté mercredi par les ministres délégués au Travail et à l’Enseignement supérieur, précise le quotidien.
En conséquence, une personne diplômée ne pourra plus recourir à ce dispositif. Mais contrairement à ce qui était envisagé il y a un mois, les ministres ne souhaitent plus imposer de seuil minimal (360 euros) de gratification pour les stages de plus de trois mois.
"Ce document, qui fera l’objet d’un décret à paraître avant juin, va placer le jeune dans un parcours d’acquisition de connaissances. Le stage ne pourra plus être assimilé à un emploi. La convention constituera un moyen de combattre les pratiques abusives", explique Gérard Larcher.
"En imposant la signature de la convention par un établissement d’enseignement supérieur, la convention va interdire les stages en dehors du cursus scolaire pour éviter les abus possibles de certaines entreprises et apporter plus de garanties aux stagiaires", ajoute-t-il.
Le ministre précise que cette mesure "ne doit toutefois pas limiter le nombre de stages". "Notre objectif est que tous les étudiants en effectuent au moins un par année. L’objectif du nombre de stages à développer dans les prochaines années se compte donc en millions", dit-il.
LILLE (AP)le 17/03/06
La dernière cheminée de l’ancienne fonderie de Metaleurop à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) a été détruite vendredi au cours d’une des phases du démantèlement et de la reconversion de ce site industriel, a-t-on appris auprès d’un représentant des ex-salariés.
Trois ans après la fermeture du site et le licenciement de 830 salariés, cette cheminée d’une hauteur de 120 mètres était le dernier symbole visible de l’usine Metaleurop-Nord. La société Sita, spécialisée dans le recyclage des déchets, devrait créer sur l’ancien site métallurgique quelque 190 emplois.
Le combat des anciens salariés de Metaleurop-Nord contre leur ancien employeur n’est pas terminé. Cinq cents d’entre eux devaient être représentés vendredi après-midi devant le conseil des prud’hommes de Lens (Pas-de-Calais). L’audience a été renvoyée à la demande de Metaleurop SA qui a demandé une délocalisation du dossier. Deux anciens salariés siègent au conseil des prud’hommes.
La cour d’appel de Douai doit se prononcer dans un mois sur cette demande. AP
Arkema condamnée pour faute inexcusable
Poursuivie par d’anciens salariés du site de Pierre-Bénite (Rhône) malades de l’amiante, la société Arkema (filiale chimie du groupe Total) vient d’être condamnée pour « faute inexcusable » par le tribunal des affaires sanitaires et sociales de Lyon. En 2003, dix victimes et deux familles de salariés décédés avaient saisi le tribunal. La faute inexcusable signifie que « l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ».
Sur ce site chimique de fabrication et de recherche employant 1 200 salariés, l’amiante était très présent pour l’isolation thermique. La direction a attendu l’interdiction totale du produit en 1996 pour commencer à le retirer. « À l’époque de l’affaire Amisol dans les années soixante-dix, nous avions soulevé le problème, mais la direction nous assurait que nous ne courions aucun risque », se souvient Jean-Paul Carré, ex-secrétaire CGT du CHSCT, aujourd’hui retraité.
Dans l’usine, toutes les catégories de personnel étaient exposées. En 2001, une première faute inexcusable a été reconnue pour un salarié ayant travaillé au centre de recherche de 1960 à 1966, décédé trente ans plus tard d’un mésothéliome (cancer de la plèvre). Aujourd’hui, une soixantaine de maladies professionnelles de l’amiante ont été reconnues, surtout parmi les retraités. « Les salariés en poste ont peur de faire cette démarche, car ils ont peur pour leur emploi, alors que Total veut vendre Arkema », explique M. Carré, qui souligne qu’il reste de l’amiante dans l’usine, et que des salariés d’entreprises sous-traitantes de maintenance, en particulier des intérimaires, interviennent sur les installations sans savoir qu’ils sont exposés.
Avec cette décision, Arkema devra indemniser les douze victimes et familles, sous forme d’une majoration de la rente de la Sécurité sociale. Un camouflet pour la direction, qui en janvier dernier, a adressé à ses cadres un document détaillant tous les moyens juridiques à utiliser pour contester et faire traîner les procédures pour décourager les salariés malades. « Le coût d’une maladie professionnelle peut aller de 98 000 à 200 000 euros, indiquait cette note. Or, on compte actuellement 258 dossiers en cours au sein de la
société Arkema (...). Les sommes en jeu sont donc considérables. Une réaction énergique des responsables sociaux d’Arkema est en conséquence nécessaire, d’autant plus que le nombre de demandes en réparation formées par les salariés et anciens salariés de la société au titre des maladies professionnelles amiante ne cesse de croître. »
Fanny Doumayrou
Article paru dans l’édition du 15 décembre 2005.