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Accueil du site || Actualités || Revue de presse || Le stress au travail, un mal si français
Les femmes et les quadras sont les plus touchés par ce nouveau mal du siècle, selon les résultats de la première enquête nationale sur le stress des Français en milieu professionnel. Le secteur public n’est pas plus épargné que le privé.

Le stress, nouveau mal du siècle dans nos contrées ? On savait que les Français étaient sujets au mal au dos, on sait à présent qu’ils demeurent avant surtout « stressés » au travail. Et pas seulement les cadres, au vu des baromètres régulièrement distillés par l’Observatoire du stress de la CFE-CGC. Pour la première fois, en effet, une étude de l’institut TNS-Sofrès associé pour l’occasion au cabinet de conseil Stimulus, révèle l’ampleur des dégâts à l’échelle nationale. Dans cette enquête menée sur le terrain via une centaine de questions précises auprès d’un échantillon représentatif de 800 personnes par Capital-Santé, un expert des questions relatives à la santé, et qui sera publiée dans Le Figaro Magazine du samedi 15 avril, deux éléments ne laissent pas d’inquiéter.

Primo, le stress en milieu professionnel touche aujourd’hui près d’un Français sur deux. Soit 44% exactement, dont 18% gravement atteints. Les premières victimes de ce mal insidieux ? Les femmes. Elles sont non seulement plus sujettes à cette pathologie que les hommes, mais aussi plus sévèrement. De fait, 55% d’entre elles sont stressées et 26%, à des niveaux très élevés. C’est-à-dire avec une vigueur telle que cela finit par mettre leur capital santé en danger (dépressions voire suicides). Chez les hommes, les proportions tombent respectivement à 34% et 11%. A tout cela, une raison simple, selon le psychiatre Patrick Légeron, par ailleurs directeur du cabinet Stimulus : les femmes doivent endosser globalement davantage de frustrations professionnelles (salaires moindres, fonctions plus ingrates, etc…) sans compter qu’elles doivent la plupart du temps assumer en parallèle du « travail à la maison ». A noter que la ventilation par statut familial délivre un verdict relativement attendu : les personnes séparées ou divorcées (29%) s’avèrent plus souvent « très stressées » que les célibataires (15%) et les personnes mariées (16%).

Secundo, les inégalités, pas toujours évidentes sur le papier, n’en demeurent pas moins criantes. Les quadras (22% très stressés) sont ainsi plus touchés que les jeunes (19%), les trentenaires (12%) ou les seniors (19%). A contrario, le secteur public (43%), que l’on pourrait supposer plus reposant en soi compte tenu du facteur sécurité de l’emploi, ressort curieusement quasi aussi anxiogène que le privé (44%). Mais il est vrai que les salariés du public doivent affronter de plus en plus directement le mécontentement des « usagers ». Enfin, au palmarès des secteurs les plus stressants, les transports (49%) sont jugés plus stressants que le commerce (39%) ou l’industrie (46%) mais sont étonnamment dépassés par la banque et l’assurance (53%) !

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