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lundi 31 mai 2010
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Brèves
Problème au travail
mardi 3 novembre

je suis ouvrier d’entretien dans un foyer de jeunes en difficultés (maintenance) seulement voila il veulent que je grimpe sur les toits du foyer, en plus sans protection,sans fiche de poste.

Tout le personnel que ce soit me sollicite pour des travaux de casse donc urgence et tous les jour la même chose et donc moi je n’en peux plus.

Ceci dure depuis 5ans, je suis seul, personne ne m’aide.

Merci

gasman.jean@hotmail.fr

 
SUICIDE D’UNE INSTITUTRICE
Sa famille et son entourage portent plainte pour harcèlement contre l’éducation nationale
mardi 1er avril 2008
par Bernard MEUNIER
popularité : 3%
Valérie Cruzin, une institutrice à l’école maternelle de Pauillac (Gironde) avait 39 ans et était enceinte de 6 mois lors de son suicide le 4 mars. Le Directeur de l’académie de Gironde a déclaré, lors d’un point presse, que l’institutrice forte de 18 années d’expérience, connaissait depuis sa première rentrée en 2006 dans la région, « des problèmes relationnels ».

Selon son mari, la rentrée 2007 lui a été fatale et lui a valu de rentrer en dépression. Elle avait d’ailleurs tenté de mettre fin à ses jours deux semaines après avoir eu connaissance de courriers de parents d’élèves se plaignant d’elle pour des prétextes anodins. Selon ces derniers, elle avait demandé aux parents de dire « bonjour » et au « revoir » ainsi que « d’arrêter de discuter dans le couloir de sa classe », ce qui provoquait bien entendu des nuisances. Plus intrigant encore, d’autres se plaignaient de « sa tenue vestimentaire », « d’avoir des a priori sur les habitants du Médoc » ou encore « d’avoir refusé de donner un enfant à une grand-mère non munie de pièce d’identité et non connue de l’institutrice ». Ce qui dans le cas contraire, aurait été une véritable négligence professionnelle. On croit rêver ! Cette horde de parents d’élèves non contents du résultat obtenu, avait, selon la presse locale, demandé « son exclusion de l’enseignement en général ».

Et l’éducation Nationale dans cette affaire ?

L’ensemble des courriers diffamatoires ont tous été envoyés entre le 16 et le 23 novembre 2007. Pour Philippe Mano, secrétaire départemental du Snudi-FO, il y a "une coïncidence troublante" et reconnaît que cette affaire s’apparente à "une action de diffamation téléguidée". L’éducation Nationale dit lui avoir proposé une mutation en règlement de cette affaire. Jolie proposition, mais il convient enfin de rappeler que les affaires de harcèlement moral ne peuvent être réglées par la mutation de la victime. Ce moyen ne doit être utilisé qu’en ultime recours et à la demande de celle-ci. Ce qui ne fut pas le cas, car cette dernière l’avait refusé. Enfin il ne faut pas oublier que dès lors que l’administration n’a pas pris de mesures alors que le harcèlement est établi, sa responsabilité peut être engagée (CE 24 novembre 2006 - Mme A).

Le harcèlement moral est-il connu de l’Education Nationale ?

« Il s’agit d’une conduite abusive résultant de propos, d’agissements répétés ou d’écrits hostiles sur une relativement longue période (plusieurs semaines, voire plusieurs mois) se traduisant, à l’égard de la victime, par une mise en cause de sa personne soit directement, soit à travers son travail » (Ministère Education Nationale Enseignement Supérieur Recherche - Bulletin Officiel du n° 10 du 8 mars 2007 )… c’est pourtant ce qui s’est passé. « Ces pratiques peuvent se traduire par un isolement professionnel ». Il a été dit que la mairie ne voulait plus travailler avec elle. Sa propre directrice se plaignait également d’un mauvais climat de travail. Ceci prouvant que les choses étaient connues de tous.

Constat accablant donc pour ce ministère ayant mis en ligne le Bulletin Officiel sur « la protection du fonctionnaire contre le harcèlement moral » détaillant le résumé ci-avant et ci-après.

Jusqu’en 2002, une protection contre le harcèlement moral pouvait être mise en œuvre essentiellement dans le cadre de l’article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires. À la suite, notamment, des dispositions de la Charte sociale européenne (révisée) du 3 mai 1996 (1) et de l’adoption de deux directives communautaires prohibant le harcèlement et organisant la protection des victimes (2), la notion de harcèlement moral est apparue en tant que telle dans le statut général des fonctionnaires à la faveur de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale modifiée, qui en fait également un délit pénal.

L’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 précitée dispose que : "Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Mais à toute histoire, si moche soit-elle, il y a une morale ou plutôt des conclusions à tirer. Alors que fait l’éducation nationale dans ce type de cas ? Pour l’instant nous n’avons pas de réponse, elle n’est surtout pas prête à communiquer de manière concrète. Mais nous savons une chose concernant son regard sur l’aspect psychologique de la chose, car c’est bien de ceci que l’on parle. L’Education Nationale possède ses propres psychologues ou plutôt « pseudo-psychologues » au regard du cursus universitaire dit « traditionnel ». Ces derniers n’ont en effet pas la formation clinicienne ou sociale requise habituellement étant donné que leur niveau n’est que de 3 années après le bac et non pas de 5, par voie de conséquence liée à l’obtention d’un Master, ce qui est le propre du psychologue au regard de la loi de 1992 régissant la profession et le titre. Mais là n’est pas le fond du problème, ou tout du moins le plus important. En effet, pour quelle raison aucun groupe de parole n’a été suggéré à la directrice de l’école afin de tisser du lien communicationnel avec son institutrice ? Pourquoi aucun accompagnement individuel n’a été proposé à Valérie Cruzin ? Un vrai professionnel de la santé mentale n’aurait pu passer à côté d’un état aussi critique sans le détecter. Pourquoi aucune étude, aucun diagnostic, aucune consultation, aucun œil extérieur n’est allé au moins s’intéresser à cette affaire qui prenait une tournure pénale depuis la fin de l’année dernière déjà ?

 

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