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Objectif : la sécurité du salarié et la responsabilité “éclairée” de l’employeur.

LES PROTECTIONS AUDITIVES

Les 6 questions à se poser !

QUESTION N° 1 : Il est couramment admis pour comprendre la parole dans le bruit de parler avec une intensité sonore de15 dB supérieure au bruit ambiant.

Sachant qu’une voix normale est de l’ordre de 50dB et peut atteindre au maximum 110 dB, il parait extrêmement difficile, voir impossible, de comprendre la parole au delà de 85 dB de bruit ambiant.

Sachant également, qu’une protection auditive pour être certifiée CE se doit d’avoir un SNR de 13 dB minimum ( seuil trouvé par le CRITT, organisme certificateur, en introduisant l’ensemble des APV minimum légaux pour chaque fréquence dans le logiciel de certification). Il parait tout à fait illusoire avec une protection auditive de comprendre parfaitement la parole dans une ambiance sonore supérieure à 85 dB.

Il faut retenir, que tout salarié se doit de porter une protection, dans une ambiance sonore égale ou supérieure à 85dB sur 8 heures d’exposition.

On pourra en conclure que seules les périodes d’expositions, inférieures à 85dB durant la journée de travail, permettent d’échanger convenablement une conversation avec une protection auditive efficace.

QUESTION N° 2 Par ailleurs que penser des VLE (Valeur Limite d’Exposition ), dont la définition légale est plus précisément définie dans les règles communautaires comme (Valeur Limite Autorisée ),est fixée à 87dB (sur 8heures)et qu’à partir de 85dB (sur 8 heures) d’exposition sonore, on se doit de porter une protection qui elle-même, nous le rappelons, doit avoir un SNR de 13dB au minimum pour être certifiée. Quelle logique en tirer ? Quant à la VLE en bruit impulsif, fixée à 140dB, elle est tout à fait surprenante, sachant que le seuil de douleur de l’oreille humaine est fixé (médicalement) à 120dB. Pour apprécier cet écart, il est rappeler que la pression double tous les 3 dB additionnels.

QUESTION N° 3 Egalement un problème se pose sur les résultats des tests dans le cadre du certificat CE de type, qui sont effectués de façon subjective sur 16 cobayes. Ces tests sont donc effectués sur l’oreille humaine qui, de facto, devraient donner lieu à des résultats en pondération A. Pourtant ces tests sont retranscrits, dans le cadre des résultats des examens CE de type, sans pondération.

Pour s’en convaincre, lorsque le logiciel d’exploitation des données enregistre les APV minimum légaux, soit au maximum 12dB sur les aigües et largement moins sur les autres fréquences, il en ressort, malgré cet état de fait, un SNR de 13dB, soit une valeur supérieure à chacune des atténuations par fréquence ?

QUESTION N° 4 Nous pouvons également constater que les tests dans le cadre du CE de type sont effectués de façon subjective au seuil d’audition ( le seuil d’audition étant égale à 20dB). Quelles sont les performances des protections lorsque la pression ambiante sonore atteint plus de 110 dB ? Aucun test scientifique n’a pu confirmer l’efficacité objective des atténuations à ce jour, sur des pressions acoustiques équivalentes ou supérieures.

QUESTION N° 5 Portons un regard sur les protections dites à atténuation plate ( type Pianissimo, Qeos, etc.....). Les tests étant effectués au seuil d’audition, témoignent en effet d’atténuations, par fréquences testées, d’une certaine platitude. Mais qu’en est-il lorsque le bruit ambiant augmente ? Nous savons que la perception des fréquences aigües et des fréquences graves n’étaient pas égales. Alors comment assurer une atténuation plate lorsque les pressions acoustiques augmentent ? Des tests objectifs ont été réalisé et démontrent formellement que ces atténuations plates ne sont valables qu’au seuil d’audition et pas au delà.

Plus grave, les atténuations données par les fabricants dans le cadre du certificat CE de type font apparaitre des atténuations particulièrement faibles sur les fréquences aigües, alors même que se sont les fréquences les plus sensibles de l’oreille et les premières atteintes. Les salariés, et tout particulièrement les musiciens, ne seront-ils pas les victimes de ces arguments commerciaux ?

QUESTION N° 6 Une problématique se pose également concernant la non information sur le caractère obturant ou non de la protection. Dans le cadre de la certification CE de type , nulle part, il n’est fait mention du caractère obturant, ou non, de la protection. Une protection auditive portée 8 heures par jour, et tout au long de l’année, ne devrait raisonnablement pas boucher la muqueuse que représente le système auditif. Une mention particulière sur ce point devrait être étudié, mais qui dans la situation présente est omise. Par ailleurs comment nettoyer une protection obturante sur mesure, avec les pastilles effervescentes de rigueur, sachant que l’obturation du conduit empêche le liquide de pénétrer, c’est à dire que le conduit devient rapidement un foyer de bactéries. Aucune mesure de nettoyage en profodeur n’est possible, à ce jour. En informe-t-on les utilisateurs ?

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