COMMUNIQUE DE PRESSE CGT GROUPE RENAULT DU 15/03/05
par Etienne Feller
La direction prend prétexte des nouvelles base hydro (peinture à l’eau) pour diminuer le quart d’heure des peintres. Selon la direction « la peinture à l’eau serait moins nocive que les solvantées et que les nouveaux équipements de protection sont plus performants ». Dire simplement qu’il y a moins de solvants dans les peintures et occulter la présence des ETHERS DE GLYCOL, ce n’est pas jouer la transparence. Pour la CGT, dans la mesure où nous ne savons rien actuellement des effets réels d’une exposition à ces éthers de glycol, c’est le principe de précaution qui doit s’appliquer.
Ce qui est certain, c’est que des éthers considérés comme les plus dangereux sont interdits. A notre connaissance et selon les propos des médecins du travail « ils ne sont pas présents dans nos peintures depuis 1998 ».
En revanche, à partir des fiches de données de sécurité que nous avons obtenues en CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité du Travail), il y a bien des éthers de glycol qui sont présents et que l’un d’entre eux : le butyl glycol classé nocif pour la santé (EGBE N° CAS : 11-76-2). Il est l’objet d’une controverse puisque classé comme cancérogène probable pour l’homme aux USA depuis 1999 et que la proposition de la France de le classer cancérogène catégorie 3 n’a pas été retenue par la Commission Européenne.
La direction reconnaît indirectement la nocivité puisqu’elle propose une prime de 1000 euros (brut bien sûr) et cela sur la base du volontariat. En effet, la remise en cause d’un usage ne peut se faire qu’avec l’accord explicite des salariés concernés. Ce que les peintres ont bien compris avec la notion de volontariat, c’est que les responsables de la direction veulent avant tout se protéger quant à l’avenir, au cas où ! Par cette méthode, la direction transfère ses responsabilités sur les salariés à leurs risques et périls.
A cela s’ajoutent les contraintes que doivent subir les peintres, notamment avec les équipements de protection, le harnais qui pèse 2,5 kg, les gants qui font transpirer, la température et l’hygrométrie plus élevées en cabine, le bruit, etc….A elles seules ces conditions de travail justifient le maintien des ¼ d’heure d’arrêt.
C’est pour cela que les salariés disent non et qu’ils sont déterminés pour que leur santé soit préservée. La C.G.T. est à leurs côtés.